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La triste vérité d’un enfant née dans le beau canton du Valais

Posted in Uncategorized on 18 octobre 2012 by brigitha48

Enfant violée par un voisin, abusée par mon père, rejetée par ma mère et trahie par les instances de l’époque des années 1960 qui étaient sensées me protéger et me défendre…

Seule, si désespérément seule que face à tant de cruauté la mort ne me faisait pas peur, elle était considérée comme une douce délivrance qui  aurait pu mettre un terme au supplice enduré…

Toute ma vie je traîne cet  abandon, ce poids, cette injustice que mon corps ne cesse de rejeter en manifestant sa désapprobation par maintes maladies indéfinissables qui surgissent de manière continue.

Douleurs  » indiagnosticables « , douleurs d’un corps mutilé dans son intégrité, souffrance d’un esprit manipulé par les agresseurs qui voulaient s’affranchir de leur culpabilité en la rejetant sur l’innocente victime sans défense.

 

Il suffit d’un mot, d’un geste, d’une odeur, d’une vision pour que mon esprit sans cesse  en éveil  se retrouve face à face avec ce passé impossible à oublier,  parce que je n’ai reçu aucune aide de quiconque, aucun soin approprié qui aurait permis de me relever et de comprendre que je n’étais pas responsable.

Parce que personne ne m’a tendu la main, personne ne m’a prodigué le moindre geste d’affection, personne n’a reconnu ma souffrance et qu’au contraire on m’a répété inlassablement « oublie et tais-toi » ….

Personne n’a pu évaluer l’impact de cette enfance brisée sur ma vie actuelle, même pas les membres de ma famille, jusqu’au jour où à bout de résistance physique et psychique à force de vouloir tout cacher pour donner le change, tout a basculé en moi et n’en pouvant plus de feindre j’ai tenté à deux reprises de mettre fin à mes jours.

C’est alors que mes proches ont pris conscience de ma profonde détresse et depuis ils ont fait bloc autour de moi pour me soutenir, mais complètement démunis et désorientés devant l’ampleur du désastre. N’ayant aucun endroit où recourir pour trouver de l’aide, pour savoir quelle attitude adopter pour soutenir l’épouse, la maman dans une situation tellement douloureuse et inconfortable, pour pouvoir faire face au jugement des personnes mal intentionnées de notre entourage… pour apprendre que de tels comportements existent dans certaines familles et combien cela peut être destructif pour les membres qui en font partie.

Puis ce fut la consultation de divers  psychiatres et psychologues tous plus empruntés les uns que les autres car le reconnaissant eux-mêmes n’avoir pas eu de formation suffisamment étayée pour traiter ce genre de traumatisme. Pour eux la solution fut au premier abord l’internement dans un asile psychiatrique où l’effet fut pire que le mal car non approprié au besoin d’écoute de la victime ni
à sa quête de recherche de dignité de la personne.
Se retrouver au contact des personnes qui ont perdu la raison fut une épreuve supplémentaire qui pousse au dénigrement de la personnalité et la souffrance en fut encore plus profonde.

Ensuite ce fut  l’administration de divers psychotropes de plus en plus puissants et tous aussi néfastes en effets secondaires à long terme sans traiter véritablement le fond du problème.  

Puis il fallut toujours augmenter les doses qui ne suffisaient plus à calmer la souffrance à cause de l’effet  d’accoutumance jusqu’au jour fatidique où surviennent les méfaits des abus causés par ces médicaments lors d’usage prolongé.  Les reins qui se bloquent, les intestins qui ne fonctionnent qu’à coup de laxatif, l’estomac qui n’arrive plus à accomplir sa fonction digestive, le cerveau qui agit dans un état second… en un mot l’overdose médicamenteuse. Alors le couperet tombe, il faut tout arrêter faute de quoi les reins se bloquent définitivement et il faudra recourir à la dialyse à vie…

Alors commence la difficile période du sevrage brutal, étape obligatoire qui plonge dans la lourde difficulté d’affronter la montagne sans rappel ni corde de secours. Les jours sans fin  où on a l’impression de tomber dans un précipice. Les appels au secours où aucune compagnie de sauvetage ne répond présent. Personne pour me recevoir, renvoyée d’un hôpital à un autre… aucun psychiatre où psychologue voulant me prendre en charge de façon suivie, être considérée comme une balle de ping-pong que l’on se  renvoie de façon délibérée sans état d’âme…
Seuls mon médecin généraliste et mon pharmacien ont accepté de m’aider pour faire face à tous les symptômes qui se déclenchent durant la longue période de sevrage.

Voilà la triste réalité qui est la mienne en ce moment. Grâce au soutien de ma famille j’ai la ferme volonté de m’en sortir par mes propres moyens. Mais combien d’autres victimes n’ont même pas ce support, elles n’ont personne à qui s’adresser dans ces périodes de grandes faiblesses, elles sont dans un état d’extrême détresse et elles s’adressent à moi dans une ultime tentative d’appel à l’aide par le biais de mon site  » www.Luciole.ch« .

Que leur répondre…? Que leur dire quand rien de concret ne se réalise pour les victimes de ces sévices, quant à chacune de mes interventions on me répond par de vagues promesses en me renvoyant d’un responsable à un autre sans une réelle volonté  de vouloir faire avancer ni de suivre le problème jusqu’au bout.

Pendant ce temps combien de victimes ont déjà porté l’arme à gauche, combien d’autres le feront encore avant qu’une prise en charge efficace et réelle ne leur soit offerte…? 

Seules les plus fortes s’en sortent tant bien que mal et essaient  de faire quelques actions en solitaire pour réveiller les consciences mais elles sont rares car la plupart on déjà déposé les armes  car elles ne croient plus à la solidarité des bien  pensants pour les pauvres victimes qu’elles sont devenues.

Les criminels, les pédophiles  ont droit à tous les soins gratuits, ils ont des psychiatres formés spécifiquement pour traiter leurs déviances. EUX sont pris en considération… pour eux on s’inquiète de leur réinsertion dans la société…

On ne peut surtout pas les condamner à perpétuité même s’il y a un risque de récidive, on doit toujours leur donner une seconde chance alors que les victimes croupissent dans le silence et l’indifférence générale.
Lorsqu’un détenu se suicide, on s’inquiète des mesures de sa détention. Lorsqu’une victime innocente se suicide, on s’en lave les mains tel que Ponce-Pilate.

Ma demande est d’intégrer dans les réseaux de soins de chaque canton une unité d’accueil d’urgence distincte des soins psychiatriques ordinaires avec un suivi à long terme par une équipe compétente formée spécifiquement pour la prise en charge des traitements traumatiques  inhérents aux victimes d’inceste et de viol.

Voilà mon cri de détresse, mon cri du cœur pour tous les nouveaux enfants sacrifiés à qui on n’offre aucune planche de salut.

Se trouvera-t-il enfin une oreille attentive qui aura à cœur de prendre les choses en main et de les suivre jusqu’au bout de la chaine pour qu’une solution concrète se réalise  urgemment  en faveur des innombrables victimes qui meurent faute de soin et d’un manque de considération….?

Merci de votre attention.

Brigitha

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Enfances violées

Posted in Uncategorized on 22 septembre 2012 by brigitha48

Enfances violées.

Lettre posthume à mon géniteur de « père ».

Posted in Uncategorized on 28 août 2012 by brigitha48

« Tout ce que je n’ai jamais pu te dire,

Je vais enfin pouvoir te l’écrire…

Noir sur blanc

Afin de le gommer de mon subconscient… »                                                      

Epilogue

Tout commence avec ta fin pour pouvoir enfin briser ces tristes liens…

Cela fait environ quatre ans que tu as terminé ton funeste voyage sur cette terre…

Je me souviens comme si c’était hier de mon dernier regard sur ton corps inerte, figé par la rigidité de la mort.
Pour la première fois de ma vie j’ai pu te contempler sans dégoût, sans cette peur irraisonnée qui

m’a glacée à ton approche durant plus de cinquante ans. Tu ne pourras plus me faire de mal, tu ne pourras  plus m’accuser d’être la responsable de tes vices, tu ne pourras plus m’intimider par tes menaces… Tu étais là, gisant comme un pantin désarticulé, pauvre corps inanimé ne pouvant même plus demander pardon, juste là devant moi comme un simple chiffon … seul… désespérément seul face à ta responsabilité de père abuseur, ne pouvant plus accuser pour justifier tes horribles forfaits. Seul pour affronter la JUSTICE DIVINE…

Désormais je n’aurai plus peur, je me sentirai libérée, sans haine et sans crainte mais avec un vide au cœur. Un vide béant d’un amour qui n’a jamais existé, un vide immense que je  n’ai jamais pu combler car ne  je ne saurai jamais  comment c’est fait un père qui aime son enfant… un père qui protège sa petite fille de tous les dangers extérieurs… non, je ne saurai jamais vraiment ce qu’est un papa tout simplement… Toi tu n’auras été que mon géniteur…

Dis-moi, toi le savais-tu…?

Cauchemar

Mon premier souvenir de toi s’accroche à mes trois ans et demi. Tu es entré furieux dans la petite cuisine vétuste où nous vivions, tu criais si fort, j’avais si peur que rien que d’y penser j’en tremble encore… Depuis ce jour ma crainte envers toi n’a pas cessé d’augmenter. Ton ceinturon, tes maltraitances sont les uniques souvenirs de tes manifestations paternelles envers moi.
Non,  on ne peut pas décemment appeler cela un père… A mes yeux de petite fille, il n’y avait  qu’un monstre, une créature immonde qui prenait plaisir à me terroriser.

Ton épouse, « ma mère en l’occurrence » n’était pas là pour calmer le jeu…bien au contraire elle aimait attiser ta folie furieuse contre moi. Bien trop souvent elle agissait avec la même violence envers moi.
Je ne te parlerai  pas de  mes frères et sœurs tous plus jeunes que moi car cela est leur vie et c’est avec eux que tu dois t’expliquer.

Un autre souvenir … je devais avoir environ huit ans, j’étais en colonie dans un village de montagne, c’était un dimanche, la journée des parents. Je me suis installée sous un arbre, j’avais le cœur serré car j’étais la seule à ne pas avoir de visite… ma tristesse venait du fait que je me sentais un être à part, une pauvre petite chose abandonnée dont personne ne s’inquiète. Mais finalement j’étais plutôt soulagée de ne pas te voir arriver tellement j’étais terrorisée à ton approche… Je suis persuadée que tu avais  déjà dû  avoir des gestes déplacés sur ma petite personne pour m’inspirer autant de peur et de dégoût…

Dis-moi le savais-tu qu’un père c’est pour rassurer ses enfants, non pour les terroriser…?

Thriller

Tout cela n’était rien en comparaison de ce que tu m’as fait subir un peu plus tard entre mes  huit et neuf ans. Je me souviens avec une grande précision de ce fatal soir où tu es rentré dans la chambre à coucher dans laquelle je dormais pour assouvir goulûment  sur moi tes coupables instincts en faisant fi de mes peurs, de mon dégoût et de mes pleurs. Ce soir-là ta cruauté a dépassé toutes les bornes, tu as outrageusement souillé ma pudeur enfantine, sans état d’âme, sans retenue et sans remord. Je n’oublierai jamais ce regard glauque qui m’intimait l’ordre de me taire, ta main sur ma bouche pour empêcher mes cris de sortir pendant que tu perpétrais ton ignoble forfait.

Non tu n’étais pas un père… même pas un être humain… rien qu’un rapace qui jubile sur la proie qui attise  son désir.

Ensuite repu de ton cynique festin tu t’es relevé, tu t’es rhabillé et tu es parti pour accomplir ton travail de nuit.

Pendant que sans vergogne tu savourais ta proie… Moi  pauvre poupée de chiffon, souillée, désarticulée, j’étais tétanisée, je n’osais plus bouger, je retenais ma respiration croyant que j’allais mourir… Mon cœur battait si fort que j’avais peur que tu l’entendes… mais tu étais trop occupé à satisfaire ton vice, pour t’attarder sur mes états d’âme. Ma sœur qui était toute petite dormait dans la chambre à côté et moi j’étais là sans défense livrée à un monstre malfaisant, à ses instincts déchaînés.

Après ton départ, je me suis rendue dans la salle de bain, je me suis lavée et relavée, je me sentais horriblement sale et tellement coupable. Coupable de quoi …? Je n’en sais rien, mais coupable de n’avoir pas pu me défendre, de n’avoir pas su faire respecter les barrières de l’innocence. J’étais dans un état  second et j’agissais sans réfléchir, les larmes ne voulaient pas s’arrêter de couler comme pour nettoyer la souillure, pour occulter l’immense déchirure…
Ce soir-là tu as tué mon enfance, tu as calciné mes espérances, tu as compromis mon existence….

Hélas, ce ne fut pas  ton  seul  forfait… ce n’était que le début d’une douloureuse suite…  tu as  continué à abuser de moi… j’étais devenue ton jouet  pour satisfaire ton vice en toute impunité.
Bien plus tard, j’ai appris  que je n’avais pas été la seule à subir tes outrages,  j’ai également su que tu avais osé franchir l’innommable…

Je me sens tellement coupable d’avoir encore eu confiance en toi et ta femme (ma mère)…. d’avoir cru à une rémission  possible… mais comment peut-on guérir d’un vice librement consenti…. d’un appétit allègrement assouvi… ?

Dis-moi, le savais-tu qu’un père  c’est pour donner la vie et non pour la détruire…?

Je n’ai rien osé dire à ton épouse (ma mère) lorsqu’elle est rentrée à la maison… Elle  avait déjà si peu fait de cas de ma souffrance en cautionnant pour ainsi dire les abus suivis d’un horrible viol de notre voisin contre ma frêle petite personne d’à peine six ans. La terreur, la souffrance et l’incompréhension m’ont fait perdre conscience… tout est devenu si confus, si nébuleux comme pour occulter l’ignoble forfait… comme pour permettre à mon cerveau de ne pas perdre la raison car cela dépasse l’entendement d’une petite fille innocente et ignorante… Je ne veux plus y penser, je préfère ne pas me souvenir… c’est trop cruel, trop humiliant, trop traumatisant…
L’unique chose qui ressort clairement de ma mémoire c’est l’instant précis où je me suis présentée devant ma mère comme une misérable petite chose aveuglée par les larmes, montrant les terribles souillures sur les parties intimes de mon corps qui attestaient avec certitude la terrible flétrissure que je  venais de subir. Dotée d’un sang-froid étonnant elle  me demanda de lui expliquer ce qui s’était passé. Avec une détresse infinie je lui ai livré le nom de mon agresseur en lui dévoilant les endroits précis  encore tout sanguinolents  et  mêlés de l’infâme salissure qui démontrait  sans  l’ombre d’un doute la  brutalité  et la gravité des  sévices  encourus… Sans explication, sans aucun mot de tendresse et d’apaisement, elle me dit sèchement:
– Ce n’est rien, va te laver et te changer.
Alors dans ces conditions, sachant pertinemment que je n’avais aucune aide à attendre d’elle, comment aurais-je pu lui faire part de ce qui venait de se passer …?

Bien plus tard j’ai appris que toi et ma mère avez été complices pour brûler tous les vestiges de mon passé. Le seul souvenir qui me reste c’est une  photo de classe,  datant de l’automne 1954. Date qui correspond à la période où mon enfance à été saccagée  et définitivement enterrée.

Dis-moi, le savais-tu que des parents c’est fait pour protéger leurs enfants et non pour les asservir?

Te souviens-tu du début de l’été 1961…?
Tu étais en prison… oui car n’en pouvant plus… je m’étais résignée à demander de l’aide à la dame chez laquelle  j’étais placée depuis quelques mois car elle s’étonnait du fait que je ne voulusse plus rentrer chez moi, même pour quelques jours de vacances et cela avait conduit à ton arrestation.

En effet durant les vacances de noël précédentes, lorsque je suis rentrée à la maison,  tu t’es à nouveau délecté avec ton jouet préféré… moi pauvre poupée abandonnée, ficelée  dans le silence pour satisfaire une fois de plus tes appétits de perverti…. Tu ne voyais pas que tu m’avais complètement détruite, tu ne t’inquiétais pas de mon ressenti,  pour toi  je n’étais pas un être humain, je n’étais qu’un pitoyable petit pantin…
Je voulais quitter définitivement cette terre, je ne voulais surtout plus rentrer à la maison. Je ne voulais plus subir ces horreurs et  être le souffre-douleur de vos turbulences. J’étais si lasse de cette vie qui ne m’apportait rien de bon et dont personne ne se souciait  ne serait-ce que de quelques miettes d’affection, quelques petits gestes d’attention…

Quand je tentais de me plaindre à ma mère, elle  me traitait de fillette perverse, de sorcière, de menteuse possédée du diable…
Donc  revenons  à ce jour d’été  1961 où j’ai accepté de venir te rendre visite  en prison même si  ma mère me répétait  souvent que tu allais me tuer. Moi  je n’avais plus peur …  je me disais sereinement:
– pour moi ce sera enfin le paradis si je meurs….
J’étais convaincue que c’était la seule façon de m’en sortir.  J’étais certaine de pouvoir monter  directement au ciel après toutes ces souffrances endurées. Ce serait ma récompense, un cadeau  inespéré… non vraiment la mort ne me faisait pas peur.
Mais étonnement… ce jour-là tu t’es excusé en mentionnant que ma mère y était pour beaucoup dans ton comportement. Tu te  trouvais encore et toujours des excuses… ce n’était jamais de ta faute…
En quoi étais-je concernée par tes problèmes avec ma mère…? De quoi étais-je responsable moi qui ne vous avait jamais rien demandé, sinon un peu d’amour, un brin d’humanité…?
Toi et  ma mère toujours en dispute mais très unis pour diviser, calomnier, pour menacer…
Vous les véritables coupables vous avez eu l’audace d’accuser la personne chez qui j’étais placée…
Menacée de mort pour t’avoir dénoncé…
Vous les abuseurs vous avez porté plainte contre son mari pour abus sur ma sœur.
Vous avez tenté de salir la réputation de ces braves gens pour un crime dont tu étais  l’unique auteur…

Durant des années je fus manipulée de façon perverse,  je suis restée sous votre coupe sans pouvoir m’en libérer. Pour  toi je n’avais qu’un immense dégoût et je m’en veux de vous avoir quelquefois confié mes enfants pendant que je travaillais. Le jour de ta mort je ne savais pas encore le pire, tout ce que vous avez été capable de détruire… malgré ta condamnation, en dépit de ton séjour  en prison.
J’en veux aux institutions qui t’ont relâché sans surveillance, tu as pu récidiver sans être inquiété…

Dis-moi, le savais-tu qu’un enfant c’est tout simplement un être vivant qui souffre dans sa chair et dans ses sentiments …?

Considérations

En 2002 tu le savais bien pourquoi j’étais tombée gravement en dépression, toutes les atrocités que j’avais voulues enterrer  sont remontées à la surface. Et pour pouvoir faire le deuil de toutes ces affaires, j’ai désiré une bonne fois les mettre aux claires et pour ce faire avec mon mari je suis revenue dans ta maison pour te poser quelques questions… Nous t’avons forcé à ouvrir la porte.  Tu es devenu livide et tu m’as dit:
-Si tu viens encore pour cette affaire, je ne veux plus en entendre parler car j’ai payé et même trop…

Deux ans de condamnation et à peine une année de prison ferme est-ce vraiment trop cher payé pour une vie entière saccagée…?

Ce que tu ignorais c’est qu’entre-temps  j’avais appris que  la mise en liberté, sans surveillance, sans mesure de sécurité t’avais permis de  tranquillement récidiver. Lorsque je t’ai demandé si tu avais été informé du viol et de l’abus commis par le voisin voici ta réponse digne d’un film d’horreur du plus mauvais goût : –   non, mais  j’ai entendu dire que je n’étais pas le premier à te passer dessus …

Voilà le bel énergumène repentant que les institutions ont libéré sans état d’âme en banalisant l’affaire et en lui permettant de saccager impunément d’autres vies…

Actuellement j’essaie d’apprivoiser ce passé barbare pour me créer une vie, plus digne avec ma famille actuelle.  Mais c’est long, c’est difficile et il y a eu de nombreuses rechutes…  Mon salut je le trouve dans l’écriture, le témoignage, dans l’aide aux autres victimes, avec l’amour et le soutien de ma famille actuelle et grâce à  ma foi qui a permis que je sois  encore en vie aujourd’hui.
Dis-moi, le savais-tu ce que c’est qu’un père…?

Peut-être…. que toi aussi … tu ne l’as jamais su vraiment…!

 

A mon père cet antihéros aux mœurs détestables

Toi que je ne peux appeler père

Voici ce qui me reste de toi

De ton passage sur terre.

Tout ce qui me reste de toi

Ce sont tes cris et le ton de ta voix.

Tout ce qui me reste de tes yeux

C’est ton regard globuleux.

Tout ce qui me reste de tes mains

Ce sont tes jeux de vilains.

Tout ce qui me reste de ton cœur

Rien qu’un immense vide dévastateur.

Tout ce qui me reste du passé

Une histoire sordide à oublier.

 

Libéré des chaînes où tu t’es enfermé

Aujourd’hui peut-être pourras-tu mesurer

Toutes les séquelles que ces blessures ont laissées.

 

Il m’en a fallu du temps pour apprendre à aimer

Il me faut toute une vie pour pouvoir pardonner.

Le pardon c’est le véritable prix à payer

Pour retrouver ma réelle liberté.

Sans haine, je te renvoie ma souffrance

J’ai payé si cher mon droit à la délivrance.

 

Pour tourner définitivement la page

Il me restait à effectuer ce dernier virage.

Franchir enfin ce pas

Te rendre ta responsabilité de papa…

 

C’est dans les errances de mes doutes et de ma foi

Que j’ai pu conquérir  cette parcelle de paix qui commence à germer lentement en moi.

 

Brigitha

 

 

La folle, c’est moi ou c’est les autres ?

Posted in Uncategorized with tags , on 25 février 2012 by brigitha48

La folle, c’est moi ou c’est les autres ?

Texte du livre « Les pères criminels » de Barbara Kavemann et Ingrid Lohstöter
Page 82 à 93

Vivre avec les conséquences du détournement sexuel

« Sur certains points, nous avons des souvenirs aussi transparents que l’eau claire.
Sur d’autres, nous ne savons pas du tout s’il est passé quelques choses ou non. » (Anna).
Vivre avec le secret de détournement n’oblige pas seulement à développer des stratégies pour affronter la terreur quotidienne : cette cohabitation s’enracine profondément dans la conscience et le comportement. Elle laisse des traces qui dureront, pour une partie d’entre elles, toute la vie. Les femmes portent seules et dans l’isolement les conséquences de ces actes. C’est souvent une terreur sans fin, semblable à celle que connaissent nombre de femmes adultes qui ont été violée ou agressées. Mais le traumatisme se grave profondément dans la conscience enfantine et marque le passage de la jeune fille à la femme ; il s’incruste dans des domaines psychiques difficiles à atteindre, mais que peuvent surgir d’une manière incontrôlée, sous la forme des souvenirs soudains.
Une femme a réagi à la publication dans Stern1 des bonnes feuilles du livre de Florence Rush, Le secret le mieux gardé : J’ai pleuré en lisant votre article. Moi aussi, je souffre depuis mes onze ans des conséquences d’une telle expérience. Aujourd’hui, j’ai trente-cinq ans. J’ai vécu trois mariages et d’innombrables liaisons dont j’espérais qu’elle parviendrait à  » dissiper  » les années qui ont séparé ma onzième et ma vingtième année. Mon fils, dix ans, m’a dit que je n’étais plus une mère joyeuse. J’ai décidé de mettre fin à mes jours. Je voulais mourir. On m’a retrouvée à temps, par un hasard extraordinaire. On m’a donné votre article comme lecture de chevet, alors que je sortais de la section des soins intensifs. Ça a été comme une explosion en moi. Je peux en parler, à présent. Quand je quitterai l’hôpital, je suivrai une thérapie. J’ose franchir ce pas, je n’ai pas d’alternative, puisqu’il me faut continuer à vivre » (Stern 31/1982.
L’homme assez âgé qui passe à la télévision un dimanche soir a été victime d’un détournement d’avion par un terroriste. Il n’oubliera jamais l’événement, dit-il. Et chacun le comprend : cet événement terrible en fait un héros, alors même qu’il l’a vécu passivement. Il n’a pas besoin d’expliquer pour quelles raisons il n’a rien fait pour libérer les passagers. Tout le monde comprendrait qu’il ne veuille plus jamais prendre l’avion. Aucun thérapeute n’aurait l’idée de lui faire revivre sans cesse des situations menaçantes pour qu’il perde sa peur en se rappelant sa première expérience.
Aux jeunes filles qui ont subi dans leur enfance un détournement sexuel, on ne dira pratiquement jamais : oui, cela a dû être terrible, c’est une injustice, tu as raison de te plaindre, tu as droit à ce qu’on te plaigne et à ce qu’on s’occupe de toi. Nous t’admirons d’avoir su affronter cette situation sans te briser. Tout au contraire : quand vous allez mal, on vous reproche vos symptômes. Et l’avenir ? Comme s’il ne s’était rien passé, elle devrait, « comme toute jeune fille normale », se marier, avoir des enfants et une famille.
Leur expérience est passée sous silence, comme leur appel au secours. Elles vivent dans l’incertitude, seules avec les conceptions, leurs sentiments, leurs souvenirs. Le détournement lui-même et son cadre, la famille, servent alors à faire passer l’horreur pour une illusion des sens.

Le doute sur la réalité du souvenir

« Je ne sais plus exactement quand ça a commencé et combien de temps j’ai dû l’accepter… » -« Je ne sais plus quand c’était… ». Si le souvenir est aussi imprécis, c’est parce que la transition entre le baiser de bonne nuit habituel et le détournement peut être progressive, et parce que la prise de conscience ne rejoint que lentement la réalité. L’événement ne cesse de glisser, il n’est pas saisissable. Manuela avait souvent peur, quand elle était à la table familiale et regardait autour d’elle, que ses pensées soient compréhensibles par tous : « Si maman savait ça ! » Il n’y eut des périodes, par la suite, où elle oublia totalement ce qui s’était passé. Quand sa mère, que travaillait à l’époque dans un foyer des jeunes filles, racontait les sévices sexuels que celles-ci avaient subis, Manuela pensait : « Les pauvres ! J’ai de la chance d’avoir une famille aussi bonne ».
Pour pouvoir continuer à vivre avec ce qu’elles ont subi, les jeunes filles doivent essayer d’oublier, et non de prendre conscience de ce qui se passe. Si elle fond comme si leur aventure n’était qu’un mauvais rêve, peut-être finiront-elles par être sûres qu’il ne s’est rien passé du tout.
Pour un enfant, le lit est un abri important, c’est souvent le seul endroit de l’appartement où il peut vivre pour lui-même, où il va chercher protection et consolation. C’est le lieu où s’entremêlent rêve et réalité.
Le lendemain matin, la petit fille réfléchit : Etais-je seule ? Y avait-il quelqu’un avec moi ? Ai-je rêvé ? Le trouble s’insinue en elle. Certains pères utilisent sans scrupules le sommeil de leur fille pour s’attaquer à elles. Louise Armstrong rapporte nombre de discussions avec des femmes qui, enfants, se réveillaient la nuit et sentaient leur père sur elles, tentant prudemment, sans troubler leur sommeil, de se satisfaire. Leur seul possibilité de supporter ce contre quoi elles ne peuvent se défendre est de faire comme si elles dormaient réellement – contenir leur terreur ou faire comme si rien ne se passait. Une femme raconte que ces événements créèrent chez elle une peur de s’endormir – pour dont elle souffrit toute sa vie. Le demi-sommeil, la frontière incertaine entre la veille et le sommeil empêche presque les femmes de considérer leurs souvenirs comme une dure réalité.
Le choc que ressent une jeune fille lorsqu’elle s’éveille subitement, apeurée, et constate que quelqu’un s’attaque à son corps dans le noir renforce le sentiment de ne plus être en sécurité, même plus dans son sommeil. Après une telle expérience, il est difficile de relâcher son attention, de se détendre et de se calmer. C’est la peur de la narcose. Mais le fait que le détournement ait eu lieu pendant le sommeil complique avant tout le travail psychique de la femme concernée pour assimiler l’événement. L’incertitude sur la réalité des faits reste malgré tout. On trouve ici la base d’un doute et d’une tension qui pourront durer toute une vie.
Mais même lorsque le détournement se passe ouvertement, dans la vie de chaque jour, le doute peut exister : est-ce moi, la folle, ou bien les autres ? Ça ne doit tout de même pas être normal ! Quand la peur et la colère de l’enfant ne trouvent pas l’écho dans son entourage, comment peut-il comprendre ce qui lui est arrivé ?
« Je pensais que ce comportement faisait partie de la vie familiale, et je me disais : c’est mon problème si je l’ai si mal ressenti, puisqu’apparemment tout le monde fait comme ça. C’est normal, tu dois vivre avec ça » (Anna).
Toute affirmation de ses propres sentiments aide la victime à sortir de ce piège. « A un moment, il s’est mis à faire venir aussi ma petite sœur près de lui. J’avais neuf ou dix ans. Et elle m’a demandé s’il arrêterait un jour de me toucher, moi aussi. Cela m’a fait du bien. Parce que nous pouvions nous dire, toutes le deux : « Il n’arrête pas de nous toucher, et nous ne le voulions pas. » Il était donc clair que quelque chose se passait, quelque chose que je refusais et dont je n’étais donc pas coupable. Je ne me suis jamais sentie coupable depuis » (Heike).
Quand la terreur fait partie du quotidien, elle reste enfouie dans les sentiments, elle disparaît de la conscience : masquée, obstruée, tout redevient bien. « J’ai toujours des difficultés pour décrire cela. Je l’ai raconté, j’ai aussi parlé de mes parents, du fait que mon père boit tellement. Et un thérapeute m’a dit :  » C’est horrible, pour un enfant, de rester à la maison en ayant peur de son vieux, quand il rentre ivre chez lui. Ou quand ton grand-père va te sauter dessus la prochaine fois… » et aujourd’hui encore, je n’arrive pas à trouver ça tellement horrible » (Anna).
Vue de loin, donc, une enfance tout à fait normale ; mais quand on y regarde de plus près, une longue série d’horreurs.
Jamais on ne dira qu’il s’agit d’une horreur. Quand la jeune fille ne se soumet pas, totalement brisée, à ce concept de normalité, quand elle n’intègre pas le détournement dans son univers mental et ne s’enfuit pas dans la division psychique du sentiment et de la conscience, le combat qu’elle mène contre cette incertitude fondamentale ne cesse jamais. L’agression directe contre son propre corps la conduit à se considérer elle-même comme sans valeur et sans droit. Et l’agression directe ne suppose pas nécessairement la violence. Le détournement enveloppé dans de belles phrases n’est qu’une variante de la satisfaction par la force des désirs sexuels masculins et sert à soulager la conscience du coupable, à affoler et à isoler l’enfant. Dans les deux cas, la jeune fille sait que son père ne s’intéresse pas à elle en tant que personne, mais en tant que corps.
L’une des conséquences de cette attitude est que souvent, plus tard, les femmes ne trouvent de secours que par leur corps : « J’avais un nombre invraisemblable de relations avec des hommes. Et si, par hasard, je n’en avais pas pendant un mois, je devenais bouillante – il m’en faut un, il me faut quelqu’un pour me reconnaître » (Heike). Le revers de la médaille est la grande solitude que ces innombrables liaisons ne peuvent combler.
La solitude touche aussi les femmes qui, en raison de leur expérience, refusent la sexualité et associent tout contact sexuel à la violence et au détournement. Elles doivent souvent renoncer, pour le reste de leur vie, aux relations sexuelles et aux sensations de bonheur. Sylvia : « Quand je dis que je ne me laisserai plus jamais toucher, cela veut dire, dans mon esprit, que je ne me laisserai plus jamais battre ».
Dans les lettres que de nombreuses femmes ont envoyées à le revue Brigitte et où celles-ci parlaient souvent de détournements sexuels assez anciens, on ne cesse de répéter à que point la relation avec la sexualité est bouleversée par cette expérience (Enfants détournés, recueil publié par la revue Brigitte, 1983).
L’impuissance de l’enfant devant l’adulte, de la jeune fille devant l’homme implique, lorsqu’elle est aussi mal vécue, que les femmes devenues adultes continuent à lutter contre le sentiment d’impuissance et la peur de la trahison – sans parler de trahisons effectives. Il suffit d’une rapide chute de résultats scolaires – que les professeurs, femmes ou hommes, ne s’expliquent que rarement et dont ils ne recherchent jamais suffisamment les causes – pour que l’événement ait de profondes conséquences sur l’éducation, la profession et l’avenir de la jeune fille. La défaillance effective renforce alors le sentiment d’infériorité.

Ma triste constatation est que malheureusement, à ce jour d’innombrables victimes d’inceste occultent encore leurs passés. Le sentiment d’être « totalement différente » ne s’évanouit pas. Pour la plupart du temps l’entourage préfère le déni, ça renforce la culpabilité des victimes et les isoles totalement.

Brigitha Balet

Demandes pour les vacances ne sont pas écrite par moi! Ce sont des faux!!!

Posted in Uncategorized on 18 février 2012 by brigitha48

Demandes pour les vacances pas écrtit par moi!

Toutes les demandes de vacances pour m’a part, adressés à la chambre pupillaire ne sont pas écrite par moi.
« Ce sont des faux » !

Je ne voulais en aucun cas retourner chez mes bourreaux.

La chambre pupillaire n’a rien vu ou rien voulu voir, car ces demandes n’ont pas été refusés, c’est une grave bavure en mon encontre de la part de la dite chambre pupillaire.

Brigitha Balet

Tutelle donné à mon grand-père en cas d’inceste de mon père!!!

Posted in Uncategorized with tags , on 18 février 2012 by brigitha48

Tutelle donné à mon grand-père en cas d'inceste de mon père!!!

Tutelle donnée à mon grand-père, qui était complétement manipulé par ma mère !!!

Lorsque le cas est porté devant la justice est-il possible qu’actuellement encore on s’en remette à la chambre pupillaire communale pour nommer un tuteur, « proche de la famille » ???

Certes il est déplorable que pour le cas d’inceste, on nomme comme tuteur un membre de la famille qui aura tendance à vouloir couvrir l’affaire en la minimisant.

Laissant la garde à une mère complice de son mari, en sachant qu’il y a encore sept petits-enfants à la maison ????

Personnellement, je trouve cela scandaleux et inadmissible.

Brigitha Balet

ETRANGES AGISSEMENTS

Posted in Uncategorized with tags , on 17 février 2012 by brigitha48

ETRANGES AGISSEMENTS

L’invraisemblable mystère de cette affaire me rendit très soupçonneuse. Un avocat, ami de ma fille, m’apprit que les archives d’un jugement devaient être conservées cent ans. Et surtout que la victime était en droit absolu de les consulter à tout instant.

Consterné par l’étrangeté de cette histoire, cet homme me proposa son aide à titre bénévole, par courrier daté du 22 mai 2006. Début juin, il reçut ma visite et ma procuration pour diligenter la recherche.

Dès juillet 2006, il entreprit les démarches nécessaires pour que je puisse enfin accéder à la totalité de mon dossier. Dossier qui devait être dûment archivé…
Il me transmit, en date du 23 août, la réponse d’un élu au Conseil d’Etat : « Nous comprenons les motivations de votre cliente. En effet, les personnes ayant été victimes dans leur jeune âge de délits doivent pouvoir disposer des informations leur permettant de surmonter ces épreuves pénibles,
afin de faire le deuil ».

J’appelai sans tarder le tribunal. Je voulais parler au responsable. Une employée insista pour connaître le motif de mon appel. Je dus le lui expliquer.

Le responsable, selon elle, ignorait ce dossier.
Enfin, elle me mit en contact avec la personne qui était censée être la plus à même de me renseigner. Avec stupéfaction, je reconnus la femme qui m’avait donné le dossier épuré lors de ma deuxième consultation.

C’est avec sécheresse qu’elle me fit remarquer qu’à deux reprises déjà j’avais consulté les documents.
Je lui fis part de mes observations. Celles d’avoir eu en main un dossier allégé, qui ne contenait pas, à l’évidence, tous les documents qui s’y trouvaient lors de ma première visite. Elle riposta : « Madame, vous nous accusez d’avoir fait disparaître des pièces de votre dossier, quel serait notre intérêt » ? Je lui dis que c’était un simple constat sans accusation. Où aurait été mon intérêt de mentir ?

Cette dame qui ne connaissait rien de mes tourments, comment pouvait-elle me parler si durement ?

Elle s’étonna que je ne lui eusse pas signalé plus tôt les pièces manquantes. Et me reprocha d’avoir laissé couler trop de temps avant de réagir.

Elle finit par ajouter qu’elle était trop occupée pour partir à la recherche de ces dossiers.
J’insistai, en lui proposant de la payer pour ses services. Elle réagit très mal. A ce qu’elle affirma, son travail consistait à être au service du citoyen. Je ne pus m’adresser au responsable du tribunal.
Cet entretien téléphonique m’affecta plus que je ne saurais le dire.

C’est une amie qui, quelques jours plus tard, parvint à joindre directement le responsable du tribunal.
Il se montra compatissant et très coopératif.
Il accepta de me recevoir pour un entretien informel, en présence de son employée, en sepempre.
J’appelai également le service cantonal de la jeunesse. Je possédais un document émanant de la responsable du service social des PTT du 6 janvier 1966, adressé au département de l’intérieur, service de la chambre pupillaire. Je lui exprimai mon vif étonnement quant à l’absence de tout dossier me concernant. Il me répondit qu’il se trouvait sans doute dans un autre bureau…

Le jour arriva où je rencontrai enfin le responsable du tribunal. Je m’y rendis escortée par mon mari et ma fidèle amie. Je lui fis entendre qu’il était vital pour ma santé mentale et afin de retrouver ma sérénité, que je puisse enfin trouver les réponses que je cherchais. Selon lui toutes les pièces existantes se trouvaient dans le présent dossier. Ajoutant que quelques rares dossiers pouvaient être allégés pour préserver les victimes, mais pas dans mon cas.

Quelle étrange façon d’agir, alors que les victimes qui font ces démarches ont justement besoin de connaître toute la vérité !

Je persistai dans ma déclaration. Persuadée que le dossier était incomplet.
Il mit ensuite en doute l’objectivité de mes croyances. A l’évidence de profondes perturbations psychologiques auraient pu altérer mon sens de la réalité, ce fameux jour de visite. Et me faire imaginer un dossier plus imposant qu’il ne l’était.

Il refusa d’entendre mon amie, témoin des événements. Elle qui se trouvait pourtant dans la salle d’attente avec mon mari. A la fin de l’entretien, il demanda même la permission de prendre contact avec mon psychiatre, ce que j’acceptai sans condition.

Je me posai enfin quelques questions :
 Est-ce qu’un « employé responsable » du Tribunal est autorisé à me faire une allusion sur mon état de santé (mentale ou autre) ?
 Peut-il à la fois fonctionner en tant que psychiatre et employé responsable ?

Durant mon parcours professionnel de trente années, je peux affirmer avoir consulté nombre de dossiers. J’avais l’habitude de numéroter de la même façon toutes les pièces comptables. Et me tromper à ce point me paraissait inconcevable.

Depuis cette funeste journée au Tribunal, je compris que j’étais vraiment atteinte mentalement et que ma rente d’invalide était justifiée ! Je devins incapable de déceler le vrai du faux.

Jusqu’où ma folie m’enfoncerait-elle ?

Qui pourrait encore me faire confiance sur le plan professionnel ? Il me fallait bien admettre, faute de preuves, qu’ils avaient raison. Un haut responsable dit toujours la vérité. Et moi, pauvre malade, une fabulatrice et sans doute pire encore !

J’espère ardemment qu’un jour je puisse, malgré mes égarements, retrouver une juste appréhension des réalités. Peut-être amener la preuve de la partialité de la justice et de l’incommensurable incompétence de certaines autorités. Pour ma paix ainsi que celle de toutes les autres victimes.

Brigitha Balet

La justice, droit fondamental pour tous, ainsi que la liberté, sont les deux joyaux sans lesquels il n’y a pas de vie digne possible dans ce bas monde. On ne peut le savoir que lorsque l’on a soi-même subi l’injustice.

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