Archive pour février, 2012

La folle, c’est moi ou c’est les autres ?

Posted in Uncategorized with tags , on 25 février 2012 by brigitha48

La folle, c’est moi ou c’est les autres ?

Texte du livre « Les pères criminels » de Barbara Kavemann et Ingrid Lohstöter
Page 82 à 93

Vivre avec les conséquences du détournement sexuel

« Sur certains points, nous avons des souvenirs aussi transparents que l’eau claire.
Sur d’autres, nous ne savons pas du tout s’il est passé quelques choses ou non. » (Anna).
Vivre avec le secret de détournement n’oblige pas seulement à développer des stratégies pour affronter la terreur quotidienne : cette cohabitation s’enracine profondément dans la conscience et le comportement. Elle laisse des traces qui dureront, pour une partie d’entre elles, toute la vie. Les femmes portent seules et dans l’isolement les conséquences de ces actes. C’est souvent une terreur sans fin, semblable à celle que connaissent nombre de femmes adultes qui ont été violée ou agressées. Mais le traumatisme se grave profondément dans la conscience enfantine et marque le passage de la jeune fille à la femme ; il s’incruste dans des domaines psychiques difficiles à atteindre, mais que peuvent surgir d’une manière incontrôlée, sous la forme des souvenirs soudains.
Une femme a réagi à la publication dans Stern1 des bonnes feuilles du livre de Florence Rush, Le secret le mieux gardé : J’ai pleuré en lisant votre article. Moi aussi, je souffre depuis mes onze ans des conséquences d’une telle expérience. Aujourd’hui, j’ai trente-cinq ans. J’ai vécu trois mariages et d’innombrables liaisons dont j’espérais qu’elle parviendrait à  » dissiper  » les années qui ont séparé ma onzième et ma vingtième année. Mon fils, dix ans, m’a dit que je n’étais plus une mère joyeuse. J’ai décidé de mettre fin à mes jours. Je voulais mourir. On m’a retrouvée à temps, par un hasard extraordinaire. On m’a donné votre article comme lecture de chevet, alors que je sortais de la section des soins intensifs. Ça a été comme une explosion en moi. Je peux en parler, à présent. Quand je quitterai l’hôpital, je suivrai une thérapie. J’ose franchir ce pas, je n’ai pas d’alternative, puisqu’il me faut continuer à vivre » (Stern 31/1982.
L’homme assez âgé qui passe à la télévision un dimanche soir a été victime d’un détournement d’avion par un terroriste. Il n’oubliera jamais l’événement, dit-il. Et chacun le comprend : cet événement terrible en fait un héros, alors même qu’il l’a vécu passivement. Il n’a pas besoin d’expliquer pour quelles raisons il n’a rien fait pour libérer les passagers. Tout le monde comprendrait qu’il ne veuille plus jamais prendre l’avion. Aucun thérapeute n’aurait l’idée de lui faire revivre sans cesse des situations menaçantes pour qu’il perde sa peur en se rappelant sa première expérience.
Aux jeunes filles qui ont subi dans leur enfance un détournement sexuel, on ne dira pratiquement jamais : oui, cela a dû être terrible, c’est une injustice, tu as raison de te plaindre, tu as droit à ce qu’on te plaigne et à ce qu’on s’occupe de toi. Nous t’admirons d’avoir su affronter cette situation sans te briser. Tout au contraire : quand vous allez mal, on vous reproche vos symptômes. Et l’avenir ? Comme s’il ne s’était rien passé, elle devrait, « comme toute jeune fille normale », se marier, avoir des enfants et une famille.
Leur expérience est passée sous silence, comme leur appel au secours. Elles vivent dans l’incertitude, seules avec les conceptions, leurs sentiments, leurs souvenirs. Le détournement lui-même et son cadre, la famille, servent alors à faire passer l’horreur pour une illusion des sens.

Le doute sur la réalité du souvenir

« Je ne sais plus exactement quand ça a commencé et combien de temps j’ai dû l’accepter… » -« Je ne sais plus quand c’était… ». Si le souvenir est aussi imprécis, c’est parce que la transition entre le baiser de bonne nuit habituel et le détournement peut être progressive, et parce que la prise de conscience ne rejoint que lentement la réalité. L’événement ne cesse de glisser, il n’est pas saisissable. Manuela avait souvent peur, quand elle était à la table familiale et regardait autour d’elle, que ses pensées soient compréhensibles par tous : « Si maman savait ça ! » Il n’y eut des périodes, par la suite, où elle oublia totalement ce qui s’était passé. Quand sa mère, que travaillait à l’époque dans un foyer des jeunes filles, racontait les sévices sexuels que celles-ci avaient subis, Manuela pensait : « Les pauvres ! J’ai de la chance d’avoir une famille aussi bonne ».
Pour pouvoir continuer à vivre avec ce qu’elles ont subi, les jeunes filles doivent essayer d’oublier, et non de prendre conscience de ce qui se passe. Si elle fond comme si leur aventure n’était qu’un mauvais rêve, peut-être finiront-elles par être sûres qu’il ne s’est rien passé du tout.
Pour un enfant, le lit est un abri important, c’est souvent le seul endroit de l’appartement où il peut vivre pour lui-même, où il va chercher protection et consolation. C’est le lieu où s’entremêlent rêve et réalité.
Le lendemain matin, la petit fille réfléchit : Etais-je seule ? Y avait-il quelqu’un avec moi ? Ai-je rêvé ? Le trouble s’insinue en elle. Certains pères utilisent sans scrupules le sommeil de leur fille pour s’attaquer à elles. Louise Armstrong rapporte nombre de discussions avec des femmes qui, enfants, se réveillaient la nuit et sentaient leur père sur elles, tentant prudemment, sans troubler leur sommeil, de se satisfaire. Leur seul possibilité de supporter ce contre quoi elles ne peuvent se défendre est de faire comme si elles dormaient réellement – contenir leur terreur ou faire comme si rien ne se passait. Une femme raconte que ces événements créèrent chez elle une peur de s’endormir – pour dont elle souffrit toute sa vie. Le demi-sommeil, la frontière incertaine entre la veille et le sommeil empêche presque les femmes de considérer leurs souvenirs comme une dure réalité.
Le choc que ressent une jeune fille lorsqu’elle s’éveille subitement, apeurée, et constate que quelqu’un s’attaque à son corps dans le noir renforce le sentiment de ne plus être en sécurité, même plus dans son sommeil. Après une telle expérience, il est difficile de relâcher son attention, de se détendre et de se calmer. C’est la peur de la narcose. Mais le fait que le détournement ait eu lieu pendant le sommeil complique avant tout le travail psychique de la femme concernée pour assimiler l’événement. L’incertitude sur la réalité des faits reste malgré tout. On trouve ici la base d’un doute et d’une tension qui pourront durer toute une vie.
Mais même lorsque le détournement se passe ouvertement, dans la vie de chaque jour, le doute peut exister : est-ce moi, la folle, ou bien les autres ? Ça ne doit tout de même pas être normal ! Quand la peur et la colère de l’enfant ne trouvent pas l’écho dans son entourage, comment peut-il comprendre ce qui lui est arrivé ?
« Je pensais que ce comportement faisait partie de la vie familiale, et je me disais : c’est mon problème si je l’ai si mal ressenti, puisqu’apparemment tout le monde fait comme ça. C’est normal, tu dois vivre avec ça » (Anna).
Toute affirmation de ses propres sentiments aide la victime à sortir de ce piège. « A un moment, il s’est mis à faire venir aussi ma petite sœur près de lui. J’avais neuf ou dix ans. Et elle m’a demandé s’il arrêterait un jour de me toucher, moi aussi. Cela m’a fait du bien. Parce que nous pouvions nous dire, toutes le deux : « Il n’arrête pas de nous toucher, et nous ne le voulions pas. » Il était donc clair que quelque chose se passait, quelque chose que je refusais et dont je n’étais donc pas coupable. Je ne me suis jamais sentie coupable depuis » (Heike).
Quand la terreur fait partie du quotidien, elle reste enfouie dans les sentiments, elle disparaît de la conscience : masquée, obstruée, tout redevient bien. « J’ai toujours des difficultés pour décrire cela. Je l’ai raconté, j’ai aussi parlé de mes parents, du fait que mon père boit tellement. Et un thérapeute m’a dit :  » C’est horrible, pour un enfant, de rester à la maison en ayant peur de son vieux, quand il rentre ivre chez lui. Ou quand ton grand-père va te sauter dessus la prochaine fois… » et aujourd’hui encore, je n’arrive pas à trouver ça tellement horrible » (Anna).
Vue de loin, donc, une enfance tout à fait normale ; mais quand on y regarde de plus près, une longue série d’horreurs.
Jamais on ne dira qu’il s’agit d’une horreur. Quand la jeune fille ne se soumet pas, totalement brisée, à ce concept de normalité, quand elle n’intègre pas le détournement dans son univers mental et ne s’enfuit pas dans la division psychique du sentiment et de la conscience, le combat qu’elle mène contre cette incertitude fondamentale ne cesse jamais. L’agression directe contre son propre corps la conduit à se considérer elle-même comme sans valeur et sans droit. Et l’agression directe ne suppose pas nécessairement la violence. Le détournement enveloppé dans de belles phrases n’est qu’une variante de la satisfaction par la force des désirs sexuels masculins et sert à soulager la conscience du coupable, à affoler et à isoler l’enfant. Dans les deux cas, la jeune fille sait que son père ne s’intéresse pas à elle en tant que personne, mais en tant que corps.
L’une des conséquences de cette attitude est que souvent, plus tard, les femmes ne trouvent de secours que par leur corps : « J’avais un nombre invraisemblable de relations avec des hommes. Et si, par hasard, je n’en avais pas pendant un mois, je devenais bouillante – il m’en faut un, il me faut quelqu’un pour me reconnaître » (Heike). Le revers de la médaille est la grande solitude que ces innombrables liaisons ne peuvent combler.
La solitude touche aussi les femmes qui, en raison de leur expérience, refusent la sexualité et associent tout contact sexuel à la violence et au détournement. Elles doivent souvent renoncer, pour le reste de leur vie, aux relations sexuelles et aux sensations de bonheur. Sylvia : « Quand je dis que je ne me laisserai plus jamais toucher, cela veut dire, dans mon esprit, que je ne me laisserai plus jamais battre ».
Dans les lettres que de nombreuses femmes ont envoyées à le revue Brigitte et où celles-ci parlaient souvent de détournements sexuels assez anciens, on ne cesse de répéter à que point la relation avec la sexualité est bouleversée par cette expérience (Enfants détournés, recueil publié par la revue Brigitte, 1983).
L’impuissance de l’enfant devant l’adulte, de la jeune fille devant l’homme implique, lorsqu’elle est aussi mal vécue, que les femmes devenues adultes continuent à lutter contre le sentiment d’impuissance et la peur de la trahison – sans parler de trahisons effectives. Il suffit d’une rapide chute de résultats scolaires – que les professeurs, femmes ou hommes, ne s’expliquent que rarement et dont ils ne recherchent jamais suffisamment les causes – pour que l’événement ait de profondes conséquences sur l’éducation, la profession et l’avenir de la jeune fille. La défaillance effective renforce alors le sentiment d’infériorité.

Ma triste constatation est que malheureusement, à ce jour d’innombrables victimes d’inceste occultent encore leurs passés. Le sentiment d’être « totalement différente » ne s’évanouit pas. Pour la plupart du temps l’entourage préfère le déni, ça renforce la culpabilité des victimes et les isoles totalement.

Brigitha Balet

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Demandes pour les vacances ne sont pas écrite par moi! Ce sont des faux!!!

Posted in Uncategorized on 18 février 2012 by brigitha48

Demandes pour les vacances pas écrtit par moi!

Toutes les demandes de vacances pour m’a part, adressés à la chambre pupillaire ne sont pas écrite par moi.
« Ce sont des faux » !

Je ne voulais en aucun cas retourner chez mes bourreaux.

La chambre pupillaire n’a rien vu ou rien voulu voir, car ces demandes n’ont pas été refusés, c’est une grave bavure en mon encontre de la part de la dite chambre pupillaire.

Brigitha Balet

Tutelle donné à mon grand-père en cas d’inceste de mon père!!!

Posted in Uncategorized with tags , on 18 février 2012 by brigitha48

Tutelle donné à mon grand-père en cas d'inceste de mon père!!!

Tutelle donnée à mon grand-père, qui était complétement manipulé par ma mère !!!

Lorsque le cas est porté devant la justice est-il possible qu’actuellement encore on s’en remette à la chambre pupillaire communale pour nommer un tuteur, « proche de la famille » ???

Certes il est déplorable que pour le cas d’inceste, on nomme comme tuteur un membre de la famille qui aura tendance à vouloir couvrir l’affaire en la minimisant.

Laissant la garde à une mère complice de son mari, en sachant qu’il y a encore sept petits-enfants à la maison ????

Personnellement, je trouve cela scandaleux et inadmissible.

Brigitha Balet

ETRANGES AGISSEMENTS

Posted in Uncategorized with tags , on 17 février 2012 by brigitha48

ETRANGES AGISSEMENTS

L’invraisemblable mystère de cette affaire me rendit très soupçonneuse. Un avocat, ami de ma fille, m’apprit que les archives d’un jugement devaient être conservées cent ans. Et surtout que la victime était en droit absolu de les consulter à tout instant.

Consterné par l’étrangeté de cette histoire, cet homme me proposa son aide à titre bénévole, par courrier daté du 22 mai 2006. Début juin, il reçut ma visite et ma procuration pour diligenter la recherche.

Dès juillet 2006, il entreprit les démarches nécessaires pour que je puisse enfin accéder à la totalité de mon dossier. Dossier qui devait être dûment archivé…
Il me transmit, en date du 23 août, la réponse d’un élu au Conseil d’Etat : « Nous comprenons les motivations de votre cliente. En effet, les personnes ayant été victimes dans leur jeune âge de délits doivent pouvoir disposer des informations leur permettant de surmonter ces épreuves pénibles,
afin de faire le deuil ».

J’appelai sans tarder le tribunal. Je voulais parler au responsable. Une employée insista pour connaître le motif de mon appel. Je dus le lui expliquer.

Le responsable, selon elle, ignorait ce dossier.
Enfin, elle me mit en contact avec la personne qui était censée être la plus à même de me renseigner. Avec stupéfaction, je reconnus la femme qui m’avait donné le dossier épuré lors de ma deuxième consultation.

C’est avec sécheresse qu’elle me fit remarquer qu’à deux reprises déjà j’avais consulté les documents.
Je lui fis part de mes observations. Celles d’avoir eu en main un dossier allégé, qui ne contenait pas, à l’évidence, tous les documents qui s’y trouvaient lors de ma première visite. Elle riposta : « Madame, vous nous accusez d’avoir fait disparaître des pièces de votre dossier, quel serait notre intérêt » ? Je lui dis que c’était un simple constat sans accusation. Où aurait été mon intérêt de mentir ?

Cette dame qui ne connaissait rien de mes tourments, comment pouvait-elle me parler si durement ?

Elle s’étonna que je ne lui eusse pas signalé plus tôt les pièces manquantes. Et me reprocha d’avoir laissé couler trop de temps avant de réagir.

Elle finit par ajouter qu’elle était trop occupée pour partir à la recherche de ces dossiers.
J’insistai, en lui proposant de la payer pour ses services. Elle réagit très mal. A ce qu’elle affirma, son travail consistait à être au service du citoyen. Je ne pus m’adresser au responsable du tribunal.
Cet entretien téléphonique m’affecta plus que je ne saurais le dire.

C’est une amie qui, quelques jours plus tard, parvint à joindre directement le responsable du tribunal.
Il se montra compatissant et très coopératif.
Il accepta de me recevoir pour un entretien informel, en présence de son employée, en sepempre.
J’appelai également le service cantonal de la jeunesse. Je possédais un document émanant de la responsable du service social des PTT du 6 janvier 1966, adressé au département de l’intérieur, service de la chambre pupillaire. Je lui exprimai mon vif étonnement quant à l’absence de tout dossier me concernant. Il me répondit qu’il se trouvait sans doute dans un autre bureau…

Le jour arriva où je rencontrai enfin le responsable du tribunal. Je m’y rendis escortée par mon mari et ma fidèle amie. Je lui fis entendre qu’il était vital pour ma santé mentale et afin de retrouver ma sérénité, que je puisse enfin trouver les réponses que je cherchais. Selon lui toutes les pièces existantes se trouvaient dans le présent dossier. Ajoutant que quelques rares dossiers pouvaient être allégés pour préserver les victimes, mais pas dans mon cas.

Quelle étrange façon d’agir, alors que les victimes qui font ces démarches ont justement besoin de connaître toute la vérité !

Je persistai dans ma déclaration. Persuadée que le dossier était incomplet.
Il mit ensuite en doute l’objectivité de mes croyances. A l’évidence de profondes perturbations psychologiques auraient pu altérer mon sens de la réalité, ce fameux jour de visite. Et me faire imaginer un dossier plus imposant qu’il ne l’était.

Il refusa d’entendre mon amie, témoin des événements. Elle qui se trouvait pourtant dans la salle d’attente avec mon mari. A la fin de l’entretien, il demanda même la permission de prendre contact avec mon psychiatre, ce que j’acceptai sans condition.

Je me posai enfin quelques questions :
 Est-ce qu’un « employé responsable » du Tribunal est autorisé à me faire une allusion sur mon état de santé (mentale ou autre) ?
 Peut-il à la fois fonctionner en tant que psychiatre et employé responsable ?

Durant mon parcours professionnel de trente années, je peux affirmer avoir consulté nombre de dossiers. J’avais l’habitude de numéroter de la même façon toutes les pièces comptables. Et me tromper à ce point me paraissait inconcevable.

Depuis cette funeste journée au Tribunal, je compris que j’étais vraiment atteinte mentalement et que ma rente d’invalide était justifiée ! Je devins incapable de déceler le vrai du faux.

Jusqu’où ma folie m’enfoncerait-elle ?

Qui pourrait encore me faire confiance sur le plan professionnel ? Il me fallait bien admettre, faute de preuves, qu’ils avaient raison. Un haut responsable dit toujours la vérité. Et moi, pauvre malade, une fabulatrice et sans doute pire encore !

J’espère ardemment qu’un jour je puisse, malgré mes égarements, retrouver une juste appréhension des réalités. Peut-être amener la preuve de la partialité de la justice et de l’incommensurable incompétence de certaines autorités. Pour ma paix ainsi que celle de toutes les autres victimes.

Brigitha Balet

La justice, droit fondamental pour tous, ainsi que la liberté, sont les deux joyaux sans lesquels il n’y a pas de vie digne possible dans ce bas monde. On ne peut le savoir que lorsque l’on a soi-même subi l’injustice.

RECHERCHES ET DÉSILLUSIONS…

Posted in Uncategorized with tags , on 17 février 2012 by brigitha48

RECHERCHES ET DÉSILLUSIONS…

J’éprouve une grande colère envers la chambre pupillaire, les œuvres sociales, la justice et la société tout entière, qui ont fait preuve d’un pareil laxisme, d’une si rare incompétence.

Certains fonctionnaires m’assurèrent qu’il n’était pas en mon pouvoir de changer le cours de l’histoire. Ils me dirent encore, qu’aujourd’hui, les cas sont traités avec davantage de sérieux. Je ne crus pas un seul mot de ces vertueux discours. Et je n’y crois toujours pas.

Combien de femmes se taisent aujourd’hui.
De peur de dénoncer ces criminels qui, le plus souvent, font partie de leur quotidien. Elles craignent de s’en remettre à une justice, en laquelle elles n’ont pas confiance.

Personnellement, je n’avais plus rien à perdre. J’entrepris de recommencer les recherches que j’avais abandonnées à l’époque. Le rapport médical de la doctoresse de l’hôpital cantonal de Soleure était particulièrement capital car il prouverait à ma famille la monstruosité de ma mère.

Ses invraisemblables mensonges. J’espérais de tout mon cœur que ces preuves répondraient enfin à mes interrogations. Qu’elles rassembleraient petit à petit toutes les pièces du puzzle. Peu m’importait finalement de devenir mon propre bourreau si, au bout de ma quête, je retrouvais une forme de sérénité.
Un semblant de paix. J’étais prête à entamer le parcours du combattant.

Je démarrai mes premières recherches entre 2003
et 2004.
A cette époque, j’adressai une demande écrite au Tribunal d’arrondissement pour avoir accès à mon dossier. On me répondit favorablement par téléphone, sans même se donner la peine d’une confirmation écrite.

Ce que je jugeai très peu professionnel.

Quelques jours plus tard, je me rendis au Tribunal d’arrondissement où un dossier conséquent me fut remis. Je cherchai en priorité ce « fameux rapport médical ». Mais je ne trouvai rien. J’avais le droit de consulter le dossier et de prendre des notes sur place. En le parcourant, j’appris les affabulations démentes de ma mère. Et réalisai le machiavélisme avec lequel elle avait manipulé son monde.

Le dossier faisait état de sa déposition à un employé du tribunal, qui stipule ceci : « D’après ce que sa mère me dit, cette fillette serait mentalement dépravée et raconterait sans honte à sa mère les pires horreurs ». L’employé responsable a écrit au service médico-pédagogique valaisan :
« Comme il s’agit d’une famille nombreuse et qu’elle risque de contaminer les autres enfants, il me paraît urgent d’aller voir ce qu’il en est, afin de décider s’il est nécessaire de placer la fille dans un établissement ou dans une famille de confiance. Veuillez par la même occasion interroger la fillette sur les circonstances des abus et lui faire décrire la façon dont se sont produits ces attentats ».

Pourquoi la justice n’avait-elle pas pris le temps de m’interroger hors de la présence de ma mère qui me paralysait et m’empêchait de parler ?

Comment des professionnels avaient-ils pu banaliser un cas si lourd et ne pas comprendre le rôle méprisable de ma génitrice ?

Je lus un extrait du rapport psychiatrique sur mon père, où il était écrit que :

« Il nous dit avoir souvent été obsédé par la crainte qu’un jour il pourrait s’attaquer à l’une de ses filles. Cela le rendait d’humeur sombre, il ne trouvait aucune joie à s’occuper d’elles et les fuyait même parfois.
Il considère ses actes et leurs conséquences comme une épreuve qui lui a été imposée, et fait des efforts pour surmonter sa réaction dépressive.

Il se déclare fermement décidé à ne plus jamais recommencer, mais ses bonnes intentions ne sont pas, à elles seules, une garantie suffisante.
En effet, on ne peut pas être absolument sûr que, dans des circonstances analogues, ses pulsions ne s’avèrent pas plus fortes que ses défenses.

Il s’agit d’un homme qui, sans présenter d’altération notable de sa santé, est physiquement asthénique et fatigable. Nous n’avons constaté chez lui aucun signe de maladie mentale. Par contre, il apparaît clairement qu’il est une nature aux fortes tendances dépressives ».

Après une heure de lecture, je me sentis anéantie. Détruite. Je quittai le tribunal, chancelante.

Il me fallut du temps pour digérer les horreurs contenues dans ce rapport. Je dus attendre presque deux ans avant de pouvoir entreprendre de nouvelles démarches.

A la fin de l’année 2005, je m’adressai à la direction des œuvres sociales de Berne. Tout mon dossier avait été transféré à la chambre pupillaire du Valais.
Je téléphonai ensuite à la LAVI de Berne, afin de savoir comment procéder pour obtenir des renseignements concernant mon séjour à l’institut.

L’assistante sociale me proposa aimablement de contacter une juriste de Soleure collaborant avec eux. Cette dame effectua différentes recherches à l’institut. Le directeur de l’institut prétendit qu’il n’existait plus de vieux dossiers dans la maison.
La présidente actuelle de la fondation lui recommanda de se renseigner auprès du caissier en fonction depuis 1981.

Ce dernier expliqua que cet institut avait changé de statut depuis cette date et qu’aucun dossier n’avait été archivé au préalable. La juriste s’adressa alors aux archives cantonales de Soleure, sans plus de résultats. Il lui paraissait superflu de contacter l’ancien président de la fondation. Je reçus le résultat de ses recherches le 25 janvier 2006.

J’appelai la juriste, afin de la remercier et j’en profitai pour lui exprimer mon étonnement concernant la disparition de ces dossiers. Elle m’expliqua qu’en tant que fondation privée, le conseil d’administration avait tout intérêt à faire disparaître les dossiers les plus « délicats ».

En parallèle, je réitérai ma demande au Tribunal.
Je reçus bientôt un appel téléphonique du secrétariat, me demandant le numéro du dossier, car le nom de la personne jugée, en l’occurrence mon père, leur était inconnu. Je répondis que je ne connaissais pas ce numéro. J’ajoutai qu’ayant déjà sollicité leur collaboration auparavant pour la même affaire, j’étais persuadée que ma première demande écrite se trouvait chez eux.
Enfin, une employée m’informa qu’ils avaient trouvé le dossier, mal classé selon eux !

J’obtins l’autorisation de consulter mon dossier et de faire certaines photocopies. Accompagnée d’une amie, je me rendis au Tribunal où des documents me furent remis.

A mon grand étonnement, le dossier n’était plus aussi épais que lors de ma première visite. Il ne contenait plus la totalité des documents consultés deux ans auparavant. J’exprimai à mon amie ma stupeur et mon indignation. A la lecture de ce « petit » dossier, elle pleura, ne parvenant pas à croire que j’avais survécu à de pareilles horreurs.

Sur le moment, je n’eus pas la présence d’esprit de demander des explications au Tribunal. L’indignation était trop forte. La douleur aussi.

Après la colère, les interrogations. Quel était le sens ou les véritables raisons de cette « mystérieuse disparition » ? Pourquoi une partie de mon dossier s’était volatilisé, alors qu’il y avait prescription depuis longtemps ?

A quelques jours d’intervalle, j’adressai par téléphone ma requête à la chambre pupillaire afin d’obtenir l’autorisation de consulter et photocopier les archives qui m’intéressaient. Je m’y rendis.

Avec stupéfaction, je découvris dans ce nouveau dossier, la machination de ma mère et de mon grand-père maternel, notre tuteur provisoire à toute la fratrie. Toutes les lettres, soi-disant écrites par ma mère et moi-même et qui concernaient les demandes de vacances, étaient des faux. J’en fus profondément scandalisée.

La chambre pupillaire avait banalisé l’affaire à un degré inimaginable. Sans jamais procéder à aucun contrôle. Elle avait fait preuve d’une négligence inconcevable dans un dossier d’une telle importance. Elle n’avait pas vu – ou pas voulu voir – les manigances de ma mère et de mon grand-père.
Je ne trouvai aucun rapport, hormis de banales remarques quant à mon comportement.

En 1961, les juges étaient-ils avocats professionnels ou simples citoyens ? Rien ne justifie l’inqualifiable travail qu’ils accomplirent pour mon affaire.

Je fis part de ma consternation au responsable du bureau. Il me répondit qu’il n’était pas responsable de la façon dont cette affaire avait été traitée et qu’il était désormais trop tard pour entreprendre de nouvelles démarches. Lorsque je voulus avoir certaines photocopies, il devint réticent. Il assura qu’il me les enverrait après avoir demandé l’avis d’une personne « compétente ». Pourquoi ces réticences ?
Alors que, je le répète, il y avait prescription ?
Je reçus les photocopies. Sans pour autant avoir la certitude que toutes celles que j’avais demandées y figuraient !

Le 22 février 2006, je fis une demande écrite à l’Hôpital Cantonal de Soleure, en vue d’obtenir le fameux rapport de la doctoresse. L’hôpital me répondit qu’il ne possédait plus aucune archive
depuis 1981.

Or, selon le protocole du Tribunal daté du 18 avril 1961, un soi-disant certificat attestant ma prétendue virginité avait été adressé directement à mes parents.

En réalité, chez ladite doctoresse, je n’avais subi aucun examen. En raison de la terreur inspirée par l’auscultation précédente. Ma mère avait donc inventé de toutes pièces ce soi-disant certificat.

Elle savait mieux que personne que j’avais été violée entre six et sept ans. Elle qui m’avait vue rentrer à la maison noyée de larmes, couverte de souillures et de sang dans ma culotte, ainsi que dans l’entrejambe. Elle n’avait évidemment aucun intérêt à ce que cela se sache !

Le 13 mars 2006, à ma grande surprise, je reçus une lettre de la LAVI de Berne m’informant que la direction actuelle de l’institut avait, de sa propre initiative, effectué des recherches. Quelques pièces me concernant avaient été découvertes au galetas.
Dont une lettre compromettante datée du 6 janvier 1966, de l’assistante sociale des PTT. Lettre envoyée à la chambre pupillaire du canton. Mais qui ne figurait nulle part dans les dossiers consultés.

Brigitha Balet

IMPITOYABLES SOUFFRANCES

Posted in Uncategorized with tags , on 17 février 2012 by brigitha48

IMPITOYABLES SOUFFRANCES

Et puis ce fut la chute. Le premier mai 2005, je me trouvais hospitalisée pour une nouvelle tentative de suicide. Mon mari et ma fille aînée m’y conduisirent. La doctoresse qui m’ausculta jugea que ma place était en psychiatrie.

Les membres de ma famille me firent savoir qu’ils n’en pouvaient plus. Rester en vie signifiait, pour moi, souffrir encore et toujours. Or je n’avais plus la force de me battre dans ce combat inégal contre ce mal sournois qui me rongeait. Inexorablement.

Mais je refusais avec véhémence un nouvel internement. L’épreuve était au-dessus de mes forces. J’avais en mémoire les sept semaines de mon séjour de 2002. Je désirais une aide concrète.
Une véritable thérapie. Ce que j’expliquais au médecin. Je cherchais à le convaincre que j’étais bien une femme de cinquante-sept ans, responsable.
Non plus une adolescente écervelée.
C’est pourquoi je ne referai pas une nouvelle tentative de suicide, lui assurai-je.

Le lendemain, un psychiatre voulut me persuader de demander l’internement. Je refusai encore avec la dernière énergie. Je répétais que j’avais juste besoin d’un suivi spécialisé soutenu.

On m’emmena dans un autre hôpital où j’eus le sentiment qu’un psychiatre me prenait enfin au sérieux et désirait s’occuper de moi.

Heureuse et soulagée, je quittai les lieux, deux jours plus tard. Après trois consultations, celui-ci me demanda de m’adresser au centre médico-social de Sion pour trouver un autre spécialiste. Dans ce centre, ils me firent savoir combien il était difficile de trouver un professionnel pour un long suivi.

J’étais révoltée ! Tout était à recommencer.
Et j’allais si mal. J’avais pris conscience avec frayeur, que j’étais devenue une sorte de bombe à retardement. Un simple mot, un incident anodin pouvaient déclencher en moi un cataclysme et tourner au drame. Je me sentais en constante insécurité face à tout.

Vivre avec moi était presque un sacerdoce.
J’en enfin pu aller chez un autre qui ne pouvait me recevoir qu’occasionnellement. Il manquait de compétence pour traiter le fond de mon problème, selon lui ! Cela ne résolvait que très partiellement mes tourments…

Je pris différents contacts avec la LAVI « Loi fédérale sur l’Aide aux Victimes d’Infractions ».

Plusieurs entretiens, de nombreux appels téléphoniques, mais rien de concret.

J’avais toujours le sentiment d’ennuyer ces personnes. Avoir cinquante-sept ans et de telles souffrances est insoutenable. Aucun des services sociaux concernés ne firent quelque chose de tangible. Ni hier, temps de mon enfance et de mon adolescence, ni aujourd’hui.

On m’a volé mon enfance. On m’a volé mon adolescence. Quelqu’un, accepterait-il enfin de m’aider?

J’ai compris récemment que je suis seule à pouvoir m’en sortir et j’essaie de comprendre les causes de ma culpabilité.

Brigitha Balet

LES THÉRAPIES

Posted in Uncategorized with tags , on 17 février 2012 by brigitha48

LES THÉRAPIES

Deux années d’analyse transactionnelle avec une spécialiste compréhensive m’aidèrent plus que tout jusqu’ici. Son soutien fut précieux.

Je ne travaillais plus. Ma psychiatre m’encouragea à me laisser vivre. A profiter de la vie. Mais profiter de quoi ? J’étais vide et sans désir. Nous ne nous vîmes plus, une année entière.

Il est extrêmement difficile, voire impossible, de sortir d’une dépression. Il n’existe hélas pas de remèdes miracles. Les antidépresseurs ne provoquent pas d’euphorie. Ils permettent juste de transformer les symptômes aigus d’une insupportable dépression en tristesse de vivre. Les effets secondaires de ces médicaments sont également sérieux.

Les recommandations de mon entourage du type « Fais un effort, reprends-toi, apprécie la vie, regarde autour de toi, tu as tout ce qu’il te faut pour être heureuse, un gentil mari, trois enfants et des petits-enfants qui vont tous très bien, tu n’es pas la seule à avoir subi de tels actes, les autres souffrent aussi, etc. » me culpabilisaient tant et plus.

Je ne peux pas blâmer ceux qui me prodiguèrent de tels conseils. Mais savent-ils combien souvent je me le répétais ? Encore et encore.
Parmi les nombreux symptômes psychiques de cette terrible maladie figurent l’épuisement total, les palpitations, la gorge serrée, le poids sur la poitrine et l’estomac noué. Le lever du matin qui exige une volonté de fer. Une lutte quotidienne contre l’engourdissement. Le corps qui n’existe qu’à travers la douleur. Lorsque je me rendais chez mon généraliste, je me plaignais continuellement.

Par chance, il savait écouter, sans juger, ni culpabiliser. Aujourd’hui encore, il reste un merveilleux thérapeute. Son épouse généreuse l’assiste avec bonheur.

J’avais conscience d’être devenue une femme qui ne pensait qu’à elle. Ne parlait que d’elle. Je me disais : « Arrête de te plaindre, de pleurnicher. Reprends-toi, tu ressasses toujours la même histoire. »

Je voyais bien que tous commençaient à m’éviter. Ils me disaient qu’ils ne pouvaient rien pour moi. Qu’il existait des associations d’entraide. Que je pouvais les contacter. Je suivis leurs conseils qui ne m’amenèrent pas bien loin.

A Lausanne on me proposa de l’aide. Je ne pus l’accepter. Je n’étais plus en état de supporter de fréquents déplacements. Et le fait de ne pas bénéficier d’assurance maladie complémentaire signifiait que la totalité des frais de soins seraient à ma charge. Je ne pouvais financièrement me le permettre.

Libre de mon temps, je commençai d’éprouver le besoin de fouiller dans mon passé. Mais, inquiétée par les propos de ceux qui pensaient que je risquais de devenir mon propre bourreau, je renonçai provisoirement.

Une idée se fit omniprésente. Je me demandais si l’homme qui m’avait violée vers six ou sept ans avait pu sévir encore. S’il était allé jusqu’au meurtre ? Il y avait eu en Valais des disparitions non élucidées.

Mon médecin m’aida à rencontrer un agent de la police criminelle. Il m’apprit que la mort de mon tortionnaire précédait ces évènements. Ce fut un soulagement sans pareil. Je n’aurais pu supporter l’idée d’avoir cela sur la conscience. Cet individu, qui jamais ne fut dénoncé, aurait été tout à fait capable de commettre ces crimes odieux. Je le pensais.

Grâce à mes amies et à ma famille, je suis parvenue à vivre plus ou moins normalement un certain temps.

Je me rendais parfois aux bains de Saillon.
Cela me procurait beaucoup de bien.
Parfois plus que les médicaments eux-mêmes.
Les coûts de mes « baignades » n’entraient pas dans les prestations offertes par ma caisse maladie.
Je dus restreindre mes visites aux thermes.

Printemps 2004, terrible rechute. Envies de suicide que je réprimais de toutes mes forces. Je fis un rêve. Je regardais par la fenêtre de ma cuisine et contemplais un chemin rocailleux. Quand un escalier d’un blanc immaculé et d’une intense luminosité apparut. Comme par magie. A côté de celui-ci surgit une dame vêtue d’un grand manteau avec capuchon, du même blanc lumineux et d’une robe tissée de deux bleus superbes et profonds. Des couleurs comme jamais auparavant je n’avais vues. Elle avait un visage splendide et serein. Et me regardait avec un amour infini. J’étais envoûtée. Aucun spectacle, le plus beau fût-il, n’égalera jamais cette vision.

Je compris le message de La Dame Blanche.
Ce pouvoir divin m’accompagnerait désormais partout. Ensuite tout disparut. Ce rêve féerique me soutint dans cette nouvelle période très difficile. Je continue de puiser mon énergie dans la force de ce rêve étrange et si beau.

Dans les pires moments de ma vie, j’ai souvent craint de devenir folle. Compte tenu de mon incapacité à travailler, ma psychiatre m’a envoyée chez un psychologue pour qu’il diagnostique mon cas.
Je suis allée consulter ce spécialiste à qui j’ai confié mes craintes. Il a reconnu qu’il était possible que je sombre dans la démence en raison de la gravité de mon état. Je lui ai demandé ce qu’il fallait faire pour ne pas en arriver à ce point de non-retour.
Ce spécialiste me conseilla d’apprivoiser, petit à petit, tous les fantômes qui hantaient ma vie et qui me terrorisaient. Il ajouta que c’était très facile à dire, mais extrêmement difficile à appliquer, car c’était une lutte de tous les jours et que la vigilance ne devait jamais baisser. Je suis bien placée pour confirmer qu’il a bel et bien raison.

Arriverais-je, un jour, à cohabiter harmonieusement avec mon passé et à accepter que ce chemin de croix fasse partie intégrante de ma vie ? Trouverais-je enfin un semblant de paix et de sécurité en l’avenir ?
Vivre au jour le jour, avec les bons et mauvais moments ?

Brigitha

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